Résumé du livre :
David Llerellyn a disparu. Se méfiant de la police, sa sœur Véra décide d’engager un détective pour le retrouver. Mais il semble que beaucoup de personnes s’intéressent à ce petit malfrat sans envergure, et que sa disparition ne soit pas le seul fruit du hasard. Quand le privé Jeff Fergusson commence à enquêter, il soulève certaines choses qui n’ont pas envie d’être révélées, et réveille de vieilles rancœurs. Car rien n’est jamais bon lorsqu’on hante les rues de la Ville…

Avant-propos :

C’est le premier livre de Michael FENRIS que je lis. Je suis juste impardonnable, lui qui a fait un carton avec « Feuilles », « Le syndrome Noah », plus récemment « Aaverhelyon », sans compter que le personnage est tout à fait sympathique. Bref, c’est mon premier FENRIS, mais pas le dernier.

Mon avis :
Je m’appelle Jeff et je suis détective privé. J’ai quitté la police pour des raisons évidentes que je vous expliquerai au fil de ce roman. Je suis assis dans mon fauteuil, une clope dans une main, un verre dans l’autre, dans ce vieux bureau complètement enfumé, éclairé par une lampe d’un autre temps. Les stores obstruant la lumière extérieure plongent la pièce dans une atmosphère particulière où la tension est palpable. Une tension surtout due au fait que les factures et la bouffe ne se paient pas avec de la fumée de cigarette et aux relents d’alcool. Alors J’attends patiemment qu’un client passe la porte pour me confier une mission et me sortir de cette léthargie. Il suffit parfois d’y penser très fort pour que cela se produise. Et un beau jour, la fameuse cliente qui va bousculer mon quotidien fait son apparition. Véra, une jolie nana bien gaulée, puant le fric autant que le parfum haut de gamme. Elle passe la porte du cabinet et l’aventure commence à coup de biftons. La jolie demoiselle souhaite que j’enquête sur la disparition de son frère, un petit malfrat. Voilà 1 semaine qu’elle n’a pas de nouvelle de lui. Ce que je ne sais pas encore, c’est que je ne suis pas seul sur le coup. Une enveloppe bien remplie et la promesse d’en recevoir d’autres tout aussi pleines et le tour est joué.

A peine a-t-elle quitté le bureau que les investigations commencent…

Comme c’est agréable de se retrouver si vite dans la peau d’un personnage. L’auteur nous plonge dans le quotidien de ce privé et d’une enquête qui va vite prendre une tournure plus compliquée que prévu.

On passe du cabinet enfumé du privé, à une salle de boxe puant la testostérone, au domicile du petit malfrat, un bar musical, une petite visite guidée d’un vieil entrepôt, un petit détour en cellule, une balade dans les tréfonds de la Ville, même une escapade à la campagne et tout cela dans le même roman.

On y ajoute de la bagarre, quelques joutes verbales, des tirs de pistolet, des morts, des gros bras, du fric, des diamants, un peu de sexe, de l’alcool, des flics pas toujours très nets, une salle de boxe, pas mal de mensonges, encore des morts, du fric, une histoire de famille…. Tout cela dans un shaker et l’histoire de « diamants sur macchabées » est une véritable réussite.

L’ambiance du polar noir des années 50-60 est très présente et le style utilisé par l’auteur rend l’ensemble très visuel. Il ne fait aucun doute que Michael est passionné par les vieux polars tant il maîtrise l’ambiance, les dialogues, la montée en puissance de l’enquête, la psychologie des personnages mettant en valeur toute l’intrigue. Chaque personnage trouve une place de choix et sert l’ensemble du roman à merveille.

Je me suis régalé avec ce roman. A l’image du titre choisi par l’auteur, je vais résumer mon avis en disant que ce livre est brillant. Au suivant.

Bonne lecture

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