Résumé du livre :
Connaissez-vous cette impression du nœud coulant ?
Celle où vous êtes tellement près du cercle de corde devant vous que vous ne le voyez plus.
Ce moment où vous regardez au travers et sentez que si vous approchez plus, à peine plus….

Peut-être même l’avez-vous déjà autour du cou ?
Michael Stark et Hilton HdB sont liés par un pacte d’amitié.
Quand un drame survient, qui remet tout en question.
Comment comprendre ce qui s’est passé ?
Comment protéger l’autre de sa propre incapacité à accepter ?

La relation complexe entre Hilton et Knysna viendra rapidement troubler la recherche d’une réponse, ramenant de vieux démons et mettant en péril un équilibre difficilement construit.

Mon avis :
Il y a des livres que vous achetez pour des raisons évidentes : parce que vous aimez l’auteur, parce que la couverture vous plaît, parce que vous en avez entendu du bien, parce que le prix est abordable, parce que le sujet vous intéresse… Et puis, il y a les livres que vous achetez sur des critères plus subjectifs voire même par hasard.

Concernant Knysna, c’est exactement ce qui s’est passé : j’étais en train de remplir mon panier Amazon et Knysna était proposé en suggestion. Un clic et hop dans la besace !

Il est resté longtemps dans ma pile à lire (bah oui, nous sommes tous otages des recommandations des groupes de lecture ou des amis bienveillants, qui veulent ruiner notre compte bancaire). Puis peu à peu, il est remonté vers le haut de la pile.

J’ai d’abord fait connaissance avec son auteur sur les réseaux sociaux, notamment au travers de ses interventions dans des groupes que nous avions en commun, puis enfin, parce que je suis allé lui parler directement en message privé.

Et comme je suis du genre à croire dur comme fer que le hasard n’existe pas, il me fallait lire ce livre !
En résumé, j’ai rencontré Odehia et j’ai lu Knysna !

Que raconte ce livre ?
C’est l’histoire de deux amis de longue date qui n’ont pas grand-chose en commun, voire même que tout oppose et qui sont pourtant unis par un pacte d’amitié.

Hilton, le mec pété de tunes, issue d’une famille qui a pignon sur rue, qui aurait tout pour être heureux, mais qui préfère ne pas en profiter (ou alors, peut-être qu’on ne lui en laisse pas vraiment l’occasion). On le sent même lutter pour ne pas entrer dans le cadre familial.

Michael, le mec à la vie ordinaire, vendeur de puces électronique, un mariage parti à la dérive, une garde partagée pour l’amour de sa vie, « Nat » âgée de 5 ans.

Et enfin Knysna, la petite amie enivrante et volage d’Hilton, qui va peser dans ce livre, plus par son absence mystérieuse que sa présence indispensable.

Odehia nous l’écrit au fil des pages : Michael et Hilton n’ont rien en commun et pourtant, le premier a sorti le second d’un mauvais pas. Maintenant, c’est au tour de ce dernier de lui rendre la pareille, dans des circonstances que personne n’aimerait avoir à connaître.

Hilton, attablé tranquillement dans un bar, le nez dans son portable, est rejoint par Michael et Nat. Tous trois s’apprêtent à partager un agréable moment. Nat adore Hil, Hil adore Nat. Michael se rend au comptoir pour commander des boissons. Un temps qui restera en suspens avant LE drame (que je vous laisse découvrir sous la plume d’Odehia… une description de la scène juste, des mots simples pour une issue fatale).

Un passage qui vous envoie un coup de poing dans l’estomac, qui vous file les larmes aux yeux, qui vous fait dire, que plus rien ne sera jamais comme avant.

Une fois le drame passé, nous n’avons envie que d’une seule chose : nous joindre à Michael et Hilton pour tirer toute cette affaire au clair.

Hilton fait fonctionner son réseau pour enquêter en parallèle sur le drame, et la réapparition supposée de Knysna, « l’insaisissable ». Michael s’y essaie également avec plus ou moins de succès.

Est-ce que les recherches vont aboutir ? Je vous laisse le découvrir… et accompagner les personnages dans ce roman noir, car il s’agit bien ici d’un roman noir :

Knysna n’est pas une romance ni un récit érotique, ça, c’est clair (même si nous avons droit à une scène fugace, et bien en place dans laquelle nous n’avons aucune difficulté à nous imaginer à la place des protagonistes).

J’ai trouvé que le rythme était un peu retombé après la scène du drame, mais au fur et à mesure que les chapitres avancent, on comprend comment l’auteur a placé les curseurs pour rendre son récit addictif.

Odehia ne s’attache pas aux longues descriptions des lieux, des personnages… non, son truc, c’est de faire d’un drame, une histoire noire et poignante. Le genre d’histoires qu’on aime tous lire, car c’est bourré de situations difficiles, tristes, extrêmes, parfois glauques, des moments sombres qui touchent à des personnages auxquels nous finissons vraiment par nous attacher (à des degrés différents pour chacun). Le genre de lecture qui dérange, mais que l’on ne peut pas s’empêcher de continuer.

Nous avons droit à plusieurs composantes : le drame dans ce bar, la mystérieuse Knysna, le sombre Hilton, le rôle de sa richissime famille, la vie de Michael… de quoi nourrir les neurones du lecteur et l’envie d’accompagner une « pseudo » enquête policière en toile de fond.

La fin du livre est noire… sombre… très sombre… Personnellement, je ne l’avais pas vue venir et, comme pour la scène du bar, un nouveau coup de poing dans l’estomac, qui fait grossir cette boule dans la gorge et poindre les larmes au coin des yeux.

L’écriture est maîtrisée, tout comme le style, le côté sombre et complexe des personnages, traités avec justesse. Les quelques passages plus « lents » accentuent à merveille la noirceur du roman et de son contenu. La lecture est parfois douloureuse voire même violente, mais c’est nécessaire pour servir un texte de qualité.

Merci Odehia ! Merci beaucoup ! C’est ton premier livre et il est vraiment TRÈS réussi. On sent que tu avais besoin de dire des choses, besoin que « ça sorte ».

Ayant déjà obtenu une réponse à la question : « quand est-ce que tu sors ton second livre ? », je m’abstiendrai de la poser à nouveau, et je me contenterai d’attendre sagement, tout en continuant à te côtoyer, toi Odehia, auprès de qui j’ai beaucoup à apprendre.

Pour les fans du genre « roman noir », ce roman est à lire de toute urgence.

Pour celles et ceux qui voudraient se laisser tenter, foncez ! Je vous attends pour en parler.

Un mot sur l’auteur : Odehia NADACO
source : « profil amazon »

Découvrant à 12 ans Stephen King et l’existence d’une littérature « secrète », tue à l’école et inexistante dans son entourage, se passionne pour la lecture et commence en même temps à écrire quelques nouvelles policières.

A 18 ans, aura terminé un roman fantastique et un roman d’anticipation (non publiés à ce jour).

En raison des aléas de la vie, arrête d’écrire pendant dix ans avant de commencer Knysna, un roman noir à intrigue. C’est seulement cinq ans après avoir mis le point final à l’histoire qu’en sera décidée la publication, car :

« Ecrire n’est pas un exutoire. Laisser d’autres personnes s’approprier l’histoire est bien plus libérateur. »

5 thoughts on “Knysna”

  1. Un grand merci pour cette magnifique chronique.
    Heureusement que le scalpel n’était pas trop acéré !
    A bientôt pour d’autres échanges, chroniques… :-*

    1. Ce fut un réel plaisir Odehia de te lire et cette chronique m’a demandé du temps car engagé émotionnellement dans ce romain noir !
      Au plaisir de chroniquer ton prochain roman :p

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