Résumé du livre :
C’est son rêve qui a tout déclenché. Qui a tiré sur la ficelle du sentiment et a commencé de le déstabiliser. Son rêve et l’apparition de son père dans le miroir ont ouvert une brèche. Les éléments par la suite n’ont fait que s’accumuler les uns derrière les autres.

Avant-propos :
Je ne connaissais pas du tout Lou Vernet avant le salon « Rencontres d’encre » de Tulle organisé par Valérie DUFOURD et Cécile CRUMEYROLLE. Durant ce salon, j’ai eu l’occasion de lire quelques passages de son livre G comme Gratitude. De là, j’ai ajouté Lou dans les auteurs à lire rapidement, car j’ai senti dans les extraits lus, qu’elle pourrait m’apporter quelque chose.

Je n’ai pas vraiment eu le temps de papoter avec elle à Tulle, car trop de choses à faire, trop de monde à voir et deux jours, ça passe très vite. Bref, on ne s’offre jamais assez le temps pour vivre les choses. Heureusement, on finit toujours par rattraper les rendez-vous qu’on croyait manqués, à condition de le vouloir bien sûr. Et le salon du Creusot m’a donné raison en cela.

Une rencontre singulière à la hauteur du personnage. Quelqu’un de simple, naturel et bienveillant, doté d’une plume d’une grande justesse.

Je suis confiant à l’idée de recroiser sa route et passer du temps en toute simplicité, autour d’un café ou d’une bière, selon l’envie ou l’humeur, échanger quelques mots ou juste partager des silences, des fous rires, des anecdotes, peut-être même avoir la prétention de refaire le monde. Cela pourrait être drôle. Il y a des personnes avec qui on aimerait passer plus de temps, Lou fait partie de ces gens-là.

Lorsque Lou a proposé Ne m’oublie pas en livre voyageur, j’ai sauté sur l’occasion et par effet de conséquence, elle est remontée dans ma PAL, histoire de ne pas garder le livre voyageur des semaines et des semaines.

Allez, assez traîné, parlons du livre.

Mon avis :
Dans ce roman, on va suivre Jean, un photographe de talent qui au détour d’une de ses nombreuses insomnies, va être confronté à une sorte d’introspection. De sommeils difficiles en réveils douloureux, il va prendre son destin en pleine face et nous, eh bien, on va le suivre et comprendre qui il est, au fil des pages.

On va prendre le temps de découvrir sa vie et les réponses aux questions existentielles qu’il se pose, au travers d’un récit souvent poignant, parfois triste, allant de révélations douloureuses en découvertes heureuses, avec un passé lourd de sens et un avenir dont il est le seul maître… enfin le pense-t-il !

Dans ce roman, on se rend compte de l’importance de l’amour, de l’amitié, des liens du sang, mais pas que. La vie nous impose un tas de trucs qu’on subit, mais qu’on peut aussi combattre seul, ou pas.

Chaque pièce du puzzle va trouver sa place, naturellement.

Au-delà de sa plume, de son style empreint de beaucoup d’émotions, Lou, avec des faits du « presque » quotidien, va nous embarquer dans l’histoire de ce personnage qui comme nous, a un passé, un vécu, rempli de tristesse et de douleurs, mais aussi de belles et merveilleuses choses, de rencontres qui comptent et qui aident à avancer.

La passion de Jean lui permet de figer, avec un œil particulier, des instants de vie auxquels il donne un sens spécial, comme le font un écrivain, un peintre et il apporte un visuel, une histoire pleine de sens aux yeux de tous, au regard de chacun, un miroir introspectif essentiel pour peu qu’on s’autorise à y plonger.

Je voudrais citer deux passages qui m’ont touché :

« il faut être deux, au moins deux avant d’espérer devenir trois » … toi, moi et nous !

J’adore cette phrase ! Rien de plus à ajouter tellement c’est juste !

une multitude de petites choses en font une grande

Inutile de se retrouver à 3 heures du matin en haut d’un clocher à taguer le prénom aimé. Pas obligé non plus de se retrouver en bas d’un cratère pour chauffer un anneau au fer rouge et y graver un cœur. Ni de grimpes l’échelle des pompiers par force huit pour s’ingénier à attraper la lune au lasso. Encore moins de plonger dans la mer par moins quinze pour repêcher un chapeau qui au final s’y trouve bien.

Mais par contre, faire mille kilomètres pour un baiser, pourquoi pas. Se taire toute la durée d’un film même s’il est en finlandais, c’est possible. Rester zen dans un embouteillage en plein soleil tout en continuant d’expliquer pourquoi Catherine ne choisissait pas entre Jules et Jim, amusant. Offrir une fleur, composer une chanson, prendre un café en discutant de la passion du chocolat Lindt et Sprungli, excellent ! Avec pour seule devise, inlassablement « Vivre des moments légers avec des gens profonds ». Toujours choisis, jamais subis jusqu’à ce qu’un jour vienne les deux, en réciprocité, et simultanément… l’évidence. »

Voilà en quelques mots en quoi on pourrait résumer l’amour, le côté presque irrationnel qui conditionne parfois nos actes et nos décisions. La maîtrise ou non du libre arbitre celui-là même qui souvent nous empêche de lâcher prise. C’est toujours plus simple de le lire, de l’écrire que de le vivre.

Lou, tu es une artiste des mots, tu viens de rejoindre la liste des plumes qui me touchent au plus profond de moi. Pour cela, je te dis merci. Je vais me jeter sur tes autres livres, car je sens que celui-ci n’était qu’une petite goutte d’eau au milieu d’un océan de belles choses à partager !

Merci Lou pour cette lecture et les prochaines.

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